Profitez de la hausse des taux d’intérêt !

23 août 2017 / Crédit
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Depuis presque 40 ans, les taux d’intérêt des obligations à long terme diminuent, tendance
démarrant dans les années 1980 suite à l’inflation n’ayant pas été considérée comme une variable
d’ajustement économique et qui a été jugulée.
Malgré une remontée lente mais présente, il n’est pas pour autant simple d’affirmer qu’un
retournement de cycle a lieu et que les taux d’intérêt obligatoires ne vont que progresser dans les
prochaines décennies. Cette hausse s’explique par le fait que le président de la Banque Centrale
Européenne va converser sa politique de taux monétaires bas dans le but de consolider le début
de croissance économique observée dans plusieurs pays de la zone européenne. C’est pour cela
que les taux d’intérêt obligatoires seront compris entre 1,2% et 1,5% à la fin de 2017.

 
Se précipiter n’est pas la bonne solution pour autant car la hausse du taux de crédit peut
également se traduire par une baisse des prix à venir. Par exemple, le prix de l’immobilier diminue
de 10% quand le taux de crédit monte de 1%, ce qui est un fait naturel puisque les prix s’adaptent
au pouvoir d’achat des acquéreurs.
De ce fait, il serait plus favorable pour vous de retarder votre investissement locatif d’un an.
Certes, si vous achetez aujourd’hui à crédit un bien immobilier qui sera destiné, par la suite, à la
location, vous profiterez de conditions de crédit très favorables mais cela peut aussi conduire à
payer le bien convoité plus cher et à dépenser autant. De plus, il est vrai que remettre cette
opération d’un an vous expose à subir la hausse des taux d’intérêt.
Mais, en contrepartie, le marché immobilier dans les zones non tendues s’orientera à la baisse.
Par conséquent, les investisseurs en immobilier locatif devraient attendre pour acheter car grâce à
la déductibilité des intérêts de l’emprunt, ils seront peu frappés par la hausse des taux tout en
profitant d’un prix inférieur à l’achat.

 
En résumé, les personnes achetant pour se loger dans une grande métropole ou dans une
zone tendue où la demande est forte ont intérêt à acheter vite, sous peine de voir les prix se
maintenir ou progresser d’autant plus que le crédit coûtera plus cher. Et, au contraire, dans les
zones qui ne sont pas particulièrement tendues, il n’y a pas lieu de se précipiter puisque les prix
s’adapteront aux évolutions du crédit.

 
Les personnes réellement gagnantes de cette hausse des taux d’intérêt sont les
investisseurs car la baisse des prix leur permettra de réduire le poids de leur investissement ou
bien d’acquérir un logement plus grand. La hausse des taux n’est pas un frein à l’investissement
locatif si le bien est situé hors d’une zone tendue, là où les prix seront susceptibles de diminuer si
les taux augmentent.
De plus, grâce à la légère reprise de l’inflation, les investisseurs immobiliers pourront bénéficier à
nouveau d’une hausse de loyers et, ainsi, améliorer la rentabilité de leur placement immobilier.
Les grands vainqueurs pourraient être ceux disposant d’un capital suffisant pour acheter sans
emprunt, puisqu’ils profiteront d’une baisse du prix de l’immobilier, sans pour autant avoir à
supporter l’augmentation des taux de crédit.

 
En revanche, l’année 2018 s’annonce plus compliquée. Le mandat de la présidente de la
Réserve Fédérale (Banque Centrale des États-Unis) se finissant en février prochain, un
successeur prendra sa place. Cela pourrait engendrer des changements radicaux de la politique
monétaire de l’autre côté de l’Atlantique, ce qui donnera lieu à des répercussions importantes sur
les taux obligatoires européens.